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Le Tacot de Chalon : petit train touristique

Boucle ,  Culturel ,  Culturel Historique ,  Historique ,  Insolite ,  Pour les enfants ,  Routier à Chalon-sur-Saône
6.1 km
Boucle
Culturel Historique
45min
Très facile
  • Découvrez la ville de Chalon sur Saône grâce à une visite commentée avec le petit train touristique. 28 points d'intérêt sur le parcours. Départ de l'Office de Tourisme du premier juin au trente septembre. Durée 45 minutes.

  • Découvrez la ville de Chalon sur Saône grâce à une visite commentée avec le petit train touristique. 28 points d'intérêt sur le parcours. Départ de l'Office de Tourisme du premier juin au trente septembre. Durée 45 minutes.
  • Dénivelé
    70.8 m
  • Documentation
    Les fichiers GPX / KML vous permettent d'exporter le tracé de votre randonnée sur votre GPS (ou autre outil de navigation)
Points d'intérêt
1 Consignes
Mesdames et Messieurs, bienvenue à bord de notre « train touristique ». Nous vous demandons toute votre attention afin de vous informer de quelques règles de sécurité avant le départ : nous vous remercions de ne pas fumer dans le train ; il est interdit de monter ou descendre en dehors des arrêts prévus à cet effet ; vous devez rester assis tout le long du parcours ; les enfants restent sous l’entière responsabilité des parents ou des accompagnateurs. Nous vous demandons de surveiller vos animaux.
Mesdames et Messieurs nous vous remercions de votre attention et nous vous souhaitons bon voyage.
2 Statue Niépce
Remarquez sur le quai la statue de Nicéphore Niépce, l’inventeur de la photographie, né en 1765 à Chalon-sur-Saône. Cette sculpture en bronze d’Eugène Guillaume veille sur la place du Port Villiers depuis 1885.
Niépce consacra sa vie à des travaux scientifiques. A partir de 1816, il entama ses recherches pour fixer une image sur un support. Il réussira la première photographie en 1827 dans sa maison de Saint-Loup-de-Varennes près de Chalon-sur-Saône.
Il a également donné son nom au Musée de la photographie que vous pouvez apercevoir sur la gauche. Installé dans l’ancien hôtel des Messageries royales depuis 1974, il possède une collection unique autour des origines de l’image photographique.
Juste après le musée Niépce, vous découvrez la façade d’un hôtel particulier du 18e siècle, construit face à la Saône par Emiland Gauthey, qui abrite aujourd’hui l’Espace Patrimoine, où vous sera conté l’évolution de la Ville de l’Antiquité jusqu’à nos jours.
3 Ancien Hôpital
De l’autre côté de la Saône, vous apercevez l’ancien hôpital de Chalon, fondé en 1530 par les échevins de la Ville, sur autorisation de François Ier. Cet établissement de charité accueillait gratuitement les pauvres, d’où son appellation « d’hôpital des pauvres malades ». Celui-ci était séparé de la ville par la Saône, considérée alors comme un cordon sanitaire.
Après avoir passé près de 500 ans sur l’île Saint-Laurent, l’hôpital a déménagé à l’automne 2011 dans un nouvel établissement, plus fonctionnel et mieux desservi.
Sur la pointe de l’île, sur votre droite se dresse la tour du Doyenné. A l’origine, cette tour escalier était située dans la demeure du doyen des chanoines de la cathédrale Saint Vincent. En 1907, elle est démontée et mise en vente à Paris. Un riche mécène américain, Franck Jay Gould, l'acquiert et la restitue à la commune qui, en 1927, l'installe sur l'ile Saint-Laurent.
La tour du Doyenné marque aujourd’hui l’entrée du port de plaisance de Chalon depuis la Saône.
4 Rue de Strasbourg
Nous empruntons la Rue de Strasbourg qui compte aujourd’hui de nombreux restaurants et commerces. Déjà au moyen-Age, cette rue accueillait des auberges. En effet, l’Ile saint Laurent se situait alors hors des murs de la ville et les nombreux voyageurs y étaient hébergés une fois les portes fermées. Située dans un faubourg, à la proximité de la frontière entre le Royaume de France et l’Empire, l’île fût souvent attaquée ; un incendie détruisit la quasi-totalité de ses constructions au XVIIe siècle. C’est d’ailleurs pour placer leurs habitations sous la protection divine que beaucoup firent installer des niches contenant des statuettes de la Vierge à l’enfant, ou de saints. Cette pratique, qu’on retrouve dans de nombreuses villes et dans d’autres quartiers de Chalon, est particulièrement marquée ici.
5 Pont Saint Laurent
Nous apercevons le Pont Saint-Laurent. L’existence d’un pont à ce niveau de la Saône est attestée dès l’antiquité, mais c’est Emiland Gauthey qui a donné au pont sa physionomie actuelle à la fin du 18ème siècle.
Détruit le 5 septembre 1944 lors de la retraite allemande, le « grand pont de Saône » est reconstruit en béton, plaqué de pierre. Orné de 8 obélisques à l’origine, il n’en compte plus que 4 aujourd’hui.
La Ville de Chalon compte aujourd’hui 2 autres ponts routiers sur la Saône: le pont Jean Richard sur votre gauche et le Pont de Bourgogne sur votre droite.
6 Angle Grande rue/Rue du Pont
Nous empruntons l’actuelle Grande Rue, qui accueille aujourd’hui de nombreux commerces. Cette rue a toujours été un axe majeur de la ville. Elle reprend ainsi le tracé du cardo, l’axe nord – sud de la ville gallo-romaine de Cabilonnum. Au Moyen Age, elle était fermée de part et d’autre par des portes protégées par des Ponts Levis ; l’enceinte ne comportant que 3 à 4 portes, la Grande rue fut donc l’axe principal de la cité jusqu’au 19e siècle.
Cette artère commerçante est aujourd’hui bordée de belles demeures aux façades plates, typiques du 19e siècle. Pourtant, souvent, ces maisons demeurent, à l’intérieur, largement médiévales.
Les noms de rues adjacentes (rue des Tonneliers, rue des poulets…) témoignent des regroupements des habitants par métiers au Moyen-Age. La rue des Tonneliers, et au-delà la rue Saint-Georges accueillait au cours des Temps modernes, du 16e au 18e siècle, la haute noblesse. Celle-ci a d’ailleurs élevé dans le secteur de nombreux hôtels particuliers que vous pourrez venir découvrir en flanant dans le quartier.
Vous remarquerez sur votre gauche, au n°37, la maison des Trois Rois. La façade de cette ancienne auberge, très remaniée au 19ème siècle, présente des fenêtres à colonnettes peut-être du Moyen Age….mais qui pourraient également être néo gothiques. Les lucarnes en toiture, elles, sont totalement éxubérantes, s’inspirant tant du Moyen-Age que d’un orient rêvé…
Lors de son passage à Chalon sur Saône en 1839, Victor Hugo décrivit cet immeuble, qui était alors un hôtel fréquenté par des marchands itinérants.
7 Angle grande rue /Rue aux Fèvres
La porte du Pontet, protégée par des tours et un fossé rempli d’eau marquait ici l’entrée de la ville au Moyen Age. Celle-ci fut repoussée au 16e siècle, permettant la création de la place de Beaune que nous laissons sur votre gauche. Nous pénétrons dans la rue aux Fèvres, qui épouse la forme de l’enceinte gallo-romaine qui l’enserrait. Cet axe très fréquenté est bordé de demeures de différentes époques. Ainsi, au numéro 60, sur votre gauche, vous pouvez admirer une demeure typique du 17e siècle sur notre territoire : au-dessus d’un niveau de caves s’élèvent 2 niveaux d’habitation, dotés de grandes fenêtres, puis d’un niveau de lucarnes sous les combles. Edifiée en pierre, la façade est dotée entre chaque niveau de bandeaux, eux même rythmés pas un motif de tables rectangulaires qui accentuent l’aspect régulier et symétrique du bâtiment. En face, au 63, c’est une façade typique du 19E siècle qui se développe, très haute, sur 4 niveaux, avec une mise en valeur forte de la partie centrale dotée de larges balcons de pierre ou de fonte.
8 Théâtre Piccolo
En 1769 Émiland Gauthey fournit à la ville les plans et les dessins du théâtre Piccolo, ce théâtre à l’italienne visible sur votre gauche. Il sera édifié en 1776. Il s’inspire fortement de l’opéra de Versailles, réalisé par Ange-Jacques Gabriel et inauguré en 1770. De ce premier bâtiment ne nous sont parvenus que les volumes intérieurs et la façade. Le décor intérieur a été entièrement remanié en 1886.
9 Cathédrale
Si l’existence d’un évêché à Chalon est attestée dès 449, l’actuelle cathédrale est le fruit de huit chantiers successifs dont la plupart eurent lieu au Moyen Âge du 12e au 16e siècle, passant du style roman au style gothique. Nous apercevons la façade actuelle de style néogothique. Elle est achevée en 1847.
10 Place Saint Vincent
Regardez tout autour de la place Saint-Vincent qui fait face à la cathédrale : certaines maisons datent des 15ème et 16ème siècles, on les reconnaît à leurs rez-de-chaussée en pierre et à leurs encorbellements en pans de bois aux étages.
D’autres maisons à pans de bois, mais à façades plates, datent du 17e siècle et témoignent des premières dispositions prises pour lutter contre le feu : les pans de bois étaient recouverts d’un enduit coloré censé ralentir la propagation de l’incendie.
11 Rue Saint Vincent
Nous empruntons la rue Saint-Vincent, encore largement bordée de maisons à pans-de-bois avec encorbellements : c’est que nous sommes sur le territoire de l’évêque, qui n’applique pas à la lettre les édits royaux dans la partie de la ville qui lui incombe.
12 Rue du Chatelet
À partir du carrefour avec la grande rue, les habitations sont sous la responsabilité du gouverneur de la Ville ; de plus, la rue du châtelet, que vous empruntez désormais, est celle où vit la noblesse de robe (juges, avocats) qui siègent place du châtelet… et qui ont à cœur de respecter les lois : c’est pourquoi les façades ici sont alignées, plates, de pierre, et la rue plus large.
13 Place du châtelet et Rue au Change
Sur votre gauche apparait désormais la place du châtelet, où s’élevait un château fort au Moyen-Age. Nous empruntons maintenant la rue au Change dont la forme reprend celle des fossés qui entourait celui-ci. Elle doit son nom aux changeurs qui s’installaient ici, sous la protection et le contrôle du Duc de Bourgogne : ils changeaient la monnaie des nombreux marchands qui venaient de tout le monde connu pour commercer pendant les grandes foires de Chalon.
14 Place de l’Hôtel de ville
Nous entrons sur la place de l’Hôtel-de-Ville, qui fut au Moyen-Âge le terrain de grandes foires et qui firent rapidement la prospérité de la Ville. Bordée de couvents de la Renaissance à la Révolution, ceux-ci deviennent biens nationaux à la Révolution. Sur votre gauche, l’ancien couvent des Carmes est remplacé par l’hôtel de ville à partir de 1844, qui se dote d’une façade néo-classique puis d’un fronton à la gloire de la cité et de sa prospérité. Plus loin, vous apercevez l’église Saint Pierre, reconstruite au 18e dans l’esprit de la contre-réforme ou réforme catholique, avec un dôme et un plan concentré autour du maitre autel, puis remaniée en 1900.
La place abrite également le Musée Denon, inauguré en 1866, qui abrite des collections de Beaux-Arts et d'Archéologie.
15 Ancien hôtel de Virey
Nous longeons la Sous-préfecture de Chalon qui occupe l’ancien Hôtel de Virey.
Suite à la création du Département de Saône et Loire le 4 mars 1790, l'assemblée des électeurs avait choisi d'installer le chef-lieu du département à Chalon plutôt qu'à Mâcon, mais les protestations de cette ville ont conduit l'Assemblée constituante à y installer le siège de l'administration, en février 1791. Chalon a cependant conservé la cour d’assises. La sous-préfecture s’installe dans ces locaux au milieu du XIXe siècle, qui sont alors agrandis.

16 Place de Gaulle
Sur la gauche, au-delà de la rue de la Banque s’élevait ici autrefois la première gare de Chalon, édifiée en 1849. Jusqu’en 1854, elle fut le terminus pour les voyageurs arrivant de Dijon ou Paris, qui poursuivaient éventuellement leur voyage vers le sud en bateau à vapeur depuis la Saône. Reconstruite en 1865, cette gare fut définitivement abandonnée en 1894, la plupart des trains, depuis 1854, s’arrêtant à la gare actuelle, située dans le quartier Saint-Cosme.
17 Palais de justice
Face au square, nous apercevons le palais de justice, édifié en 1844 d’après les plans de l’architecte Eugène Piot. Le projet avait deux objectifs : construire une prison moderne avec enfermement cellulaire pour améliorer les conditions de détention et concevoir un tribunal fonctionnel, attenant à la prison pour éviter toute évasion. Désaffectée en 1991, la prison a été détruite en 2010 afin d’agrandir le palais de Justice.
Au centre du square : la Fontaine Thévenin qui rend hommage à la famille qui contribua à la création d’un réseau d’adduction en eau potable à Chalon en 1870, mettant fin à des épidémies de choléra qui faisaient des centaines de morts certains étés.
18 Fontaine Neptune
Nous apercevons la Fontaine Neptune qui représente le dieu de la mer avec son célèbre attribut : le trident dont la sculpture a été réalisée par Nicolas Sordoillet au 18 siècle.
A l’époque, les puits, situés essentiellement dans des cours privées sont bien souvent contaminés dès leur creusement et l’eau, de mauvaise qualité, est cause d’épidémies. Les habitants préfèrent donc s’approvisionner à cette fontaine publique érigée en 1744, dont l’eau provient d’une source de la Citadelle. En fonction de la localisation de leurs habitations, ils peuvent aussi puiser l’eau dans la Saône, si possible en amont de la ville. Evidemment, il est nécessaire de respecter certaines précautions, comme celle, par exemple, de la filtrer à travers plusieurs couches de sable ou de la faire reposer dans des cruches. Mais c’est apparemment la meilleure et la plus saine.
19 Parc Georges Nouelle
Nous longeons le Parc Georges Nouelle. Créé en 1951 en plein cœur de ville dans une zone marécageuse et délaissée, ce parc de plus de 2 hectares est dédié à Georges Nouelle, Maire de Chalon pendant plus de 30 ans et à l’origine de ce projet. Les Chalonnais surnomment ce parc le Parc des biches en référence aux nombreux animaux accueillis autrefois. Aujourd’hui, une magnifique volière accueille 19 espèces d’oiseaux exotiques et un plan d’eau comptant 40 espèces de canards et sarcelles. L’enclos extérieur accueille une mini-ferme habitée par deux ânesses, deux chèvres naines, un cochon noir et plusieurs gallinacés
20 Fortifications
Sur votre droite, vous distinguez un élément de fortification arrondi que l’on appelle un boulevard. Il s’agit d’une des nombreuses traces de la puissante enceinte qui enserrait la ville du 16e au 18e siècle, Chalon étant en zone frontière avec l’Empire des Habsbourg jusqu’en 1674. En contrebas, nous circulons hors les murs de la ville, sur ce qui était alors une plaine inondable servant de pâturage.

21 Maison des vins
Nous arrivons à proximité de la Maison des Vins de la Côte Chalonnaise. Cette association assure depuis 1982, la promotion des vins de la Côte Chalonnaise. Vous pouvez y retrouver toutes les appellations au même prix qu'à la propriété.
Vous apercevez également le Théâtre de Verdure qui vient d’être récemment restauré.
Dans ce quartier se trouvent également le parc des expositions et le Colisée qui accueille les matchs du club de basket de la Ville, l’Elan Chalon.
22 Jardin Géobotanique
Sur votre droite, le Jardin Géobotanique. Cet espace recrée différents décors rappelant les paysages régionaux comme la côte chalonnaise avec pieds de vignes et cadoles, les berges végétalisées du marais bressan, le Morvan avec des roches granitiques … Près de 3800 espèces de vivaces et arbustes participent pleinement à la réalisation de ces décors.
23 Bastion royal
Le bastion royal, sous vos yeux, faisait également partie de l’enceinte édifiée au 16e siècle. Il avait même un rôle essentiel, chargé de protéger en contrebas, le boulevard que nous avons longé, et, plus haut, le bastion Saint-Pierre. Il jouxtait également la porte de Beaune, installée à l’emplacement de la voirie sur laquelle nous cheminons, après franchissement d’un point surmontant un fossé rempli d’eau. Cette porte vint se substituer à la porte du Pontet dont nous avons parlé plus tôt. Lieu de casernement, servant tour à tour de dépôt de munitions, de dépôt de mendicité ou encore d’école, elle fut détruite au 19e siècle.
24 Obélisque
Né à Chalon-sur-Saône en 1732, l’ingénieur en chef des États de Bourgogne Émiland Gauthey est passé à la postérité grâce au canal du Centre, qui relie le bassin de la Loire à celui de la Saône, dont il dessina les plans.
A l’origine, le Canal du Centre était relié à la Saône au niveau du Pont Jean Richard. Un bassin marquant la fin du Canal prenait place sur l’actuel boulevard de la République et se terminait face à l’obélisque que vous allez apercevoir. Ce monument fut imaginé par Emiland Gauthey et fait écho à la décoration du Pont Saint-Laurent, mais aussi à l’obélisque placé au départ de ce canal, à Digoin.
25 Le quartier de la citadelle
Au VIe siècle, l’abbaye Saint Pierre s’installe dans ce quartier, un peu plus haut sur la droite. Les bâtiments ayant été saccagés par les Protestants lors des guerres de religion, les moines se réfugient place Saint Pierre (actuelle place de l’Hôtel de Ville) où ils construisent une nouvelle église. Une citadelle royale occupera le quartier par la suite : elle laissera son nom au quartier bien qu’elle ait été détruite en 1788 par Emiland Gauthey, afin d’ouvrir la Rue de la Citadelle et ainsi rendre Chalon plus accessible par la route.
26 Place Carrée/ Place Ronde
Tout ce quartier faisait partie de la Citadelle jusqu’en 1788. A cette date, Emiland Gauthey proposa de raser l’édifice militaire, qui n’avait plus une grande utilité, la frontière s’étant largement déplacée vers l’est depuis la fin du 17e siècle. Il suggéra de concevoir à sa place un quartier nouveau, ayant pour axe de symétrie la rue de la Citadelle, lui-même traversé par des rues perpendiculaires. Ainsi la rue des places fut pensée, avec une place ronde et une place carrée se faisant face. Cependant, la plupart des habitations dans le secteur ne furent élevées qu’à partir de 1830, bien après les troubles révolutionnaires. Le plan classique de Gauthey fut toutefois conservé.
27 Boulevard de la République
Edifié à partir de 1895 à l’emplacement laissé libre par les voies de chemin de fer après le départ de la gare, le boulevard de la République permit de relier la ville ancienne au quartier industriel et ouvrier de Saint Cosme rattaché à la commune en 1854. Ce fut l’occasion, pour la bourgeoisie enrichie par l’industrie de faire bâtir des immeubles luxueux et modernes, symboles de promotion sociale. Seul « boulevard » de la cité, c’est-à-dire une large avenue plantée d’arbres, il fut dès l’origine doté de mobilier urbain, et on aménagea un square à proximité.
28 Rue Gloriette
C’est dans cette rue à proximité des remparts de la Ville que naquit Emiland Gauthey en 1732. Fils de médecin, il étudie au collège de la ville, puis rejoint Paris, où il apprend les mathématiques et l’architecture puis intègre la nouvelle « école des Ponts et Chaussées ».
Nommé à 26 ans sous ingénieur des Etats de Bourgogne, Gauthey exerce pendant 24 ans au sud-est de la région, sous l’autorité d’un autre chalonnais, Thomas Dumorey. Il s’appuie, fait nouveau, sur des données physiques et mathématiques soutenues par l’expérimentation. Il lutte aussi pour la construction du canal du Centre.
Devenu ingénieur en chef des Etats de Bourgogne, il obtient l’ouverture de ceui-ci à la navigation en 1793, canal qui passait alors à quelques mètres d’ici.
En 1791, nommé inspecteur général des Ponts et Chaussées, Gauthey rejoint Paris, adoptant en même temps un petit neveu, Claude Navier, qui sera l’un des plus brillants ingénieurs du début du XIXe siècle. Il meurt dans la capitale, le 14 juillet 1806.
29 Monument aux Morts
Le Monument aux Morts de Chalon sur Saône, Monument Historique de style Art Déco, est l’œuvre du sculpteur Alfred Rochette. Il a été inauguré quai Gambetta le 1er novembre 1926. Y sont inscrits les noms des 1013 victimes militaires chalonnaises de la première guerre mondiale, ainsi que les soldats tombés au combat pendant la seconde guerre mondiale, puis en Corée, Indochine et en Algérie.
Le récent aménagement des quais de Saône lui a offert un nouvel écrin.
30 Arrivée
Mesdames et Messieurs, nous arrivons au terme de notre voyage. L’équipe de l’Office de Tourisme du Grand Chalon vous remercie de votre présence et reste à votre disposition pour la poursuite de vos visites sur le territoire.
71 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 177 m
  • Altitude d'arrivée : 177 m
  • Altitude maximum : 187 m
  • Altitude minimum : 171 m
  • Dénivelé total positif : 71 m
  • Dénivelé total négatif : -71 m
  • Dénivelé positif maximum : 16 m
  • Dénivelé négatif maximum : -9 m